Grand déballage (8 novembre 2025 > 29 mars 2026)

Grand déballage (8 novembre 2025 > 29 mars 2026)

Sous-titre : Enquêtes dans les collections

Plongez dans les coulisses du musée et découvrez une importante mission de l’équipe de la régie des œuvres : le récolement des collections, qui concerne plus de 55 000 objets ! Pourquoi ce travail colossal est-il absolument essentiel ? Parce qu’il permet de localiser les objets, de les identifier, d’indiquer leur état de conservation et de regrouper tout un tas d’informations sur eux. Ces enquêtes dans les collections offrent l’opportunité d’étudier les œuvres et de planifier leur restauration, mais également de les exposer et même de les faire voyager, car n’oublions pas qu’une des missions essentielles d’un musée est leur partage avec tous ! Peintures japonaises restaurées, figurines mexicas redécouvertes, tableaux de maîtres retrouvés après un vol… rendez-vous au musée Sandelin pour un grand déballage !

L’exposition s’organise en 4 sections :

  • Introduction : Le récolement, quésaco ?
  • 1 : Et Saint-Omer dans tout ça ?
  • 2 : Qu’est-ce que j’en retire ?
  • 3 : Quand les disparues sont retrouvées
  • 4 : Et quand c’est fini ?

Introduction : Le récolement, quésaco ?

Le récolement est l’opération qui consiste à contrôler que l’ensemble des œuvres inscrites à l’inventaire d’un musée sont bien présentes. C’est une mission obligatoire depuis la loi musée de 2002 et qui doit être effectuée tous les dix ans. L’objectif principal du récolement est la gestion des œuvres : savoir qui se trouve où et qui manque. Ce travail est aussi le préalable à la connaissance des collections : qu’avons-nous, quelles sont ces œuvres, d’où viennent-elles, dans quel état sont-elles, faut-il les restaurer, etc. ?

1 : Et Saint-Omer dans tout ça ?

Il faut remonter à 1831, quand la Société d’Agriculture de l’arrondissement de Saint-Omer ouvre le premier registre de sa collection. Cette gestion associative perdure jusqu’en 1929, lorsque Jules Joëts devient le premier conservateur rémunéré par la ville. Sa première action est d’inventorier les peintures du musée Dupuis. Sa successeure, Simone Guillaume, réorganise les collections entre les musées Sandelin et Dupuis. L’inventaire est par la suite transposé sur fiches, chacune correspondant à un numéro.

En 1969, un nouveau registre est ouvert par Philippe Chabert et court jusqu’en 2012. L’inventaire devient ensuite numérique. Entre temps, le musée est mis en carton pour son grand projet de rénovation de 2004 et certains objets resteront ainsi des années durant. Ce n’est qu’en 2012, que le récolement commence, avec une équipe qui s’étoffe.

2 : Qu’est-ce que j’en retire ?

Ce travail considérable est essentiel pour mettre en place des projets de valorisation auprès des publics. Pour montrer, varier et faire découvrir, il faut connaître ses collections. Un inventaire à jour est la première étape. Dans un monde où le travail est de plus en plus collaboratif comme le nôtre, de nombreux projets de recherches nationaux ou internationaux sont l’occasion d’en savoir plus sur les collections. Les études profitent également des compétences internes de l’équipe.

3 : Quand les disparues sont retrouvées

Il arrive parfois que les absences inexpliquées du récolement trouvent une réponse générale. Celui de 2024 a montré qu’environ 220 œuvres manquaient pour le musée Sandelin et 40 pour les églises.

Une enquête récente, qui est encore en cours, a démontré qu’au minimum une centaine de ces œuvres se trouvaient chez un particulier. On ne peut qu’être surpris par la diversité des objets retrouvés : peintures, armurerie, céramique, sculpture, antiquités, objets du quotidien, etc. On ignore tout des circonstances du vol.

6 : Et quand c’est fini ?

Ce qui est magique avec le récolement est qu’il n’est jamais réellement achevé, car il faut tout recommencer tous les dix ans. Le travail est également toujours plus ou moins approfondi d’une collection à l’autre, selon le temps qui peut lui être consacré, les compétences et l’appétence des personnes présentes, ce qui permet d’aller plus loin au coup suivant.

Le récolement est la base de tout le travail réalisé pour les publics. Sans récolement, le projet scientifique et culturel (PSC) d’un musée ne peut qu’être imparfait. Le cas du musée Sandelin est particulièrement parlant. Lorsque le PSC actuel a été écrit en 2020, les collections archéologiques locales étaient à peu près inconnues et elles n’ont pas été intégrées au nouveau parcours. Ce sera une des tâches du suivant de les remettre en lumière.

Retrouvez toutes les activités en lien avec l’exposition dans l’agenda ou le programme